Notre programme

Notre programme à Madagascar s’est consolidé ces dernières années autour de partenariats stratégiques basée sur une approche d’accompagnement de groupes de la société civile (réseaux militants, organes de veille, etc.) ou de groupements de la population par des animateurs locaux formés qui les aident à s’organiser à partir de leurs propres ressources et celles de leur environnement.

Notre approche valorise également des appuis symboliques remboursables pour que ces divers acteurs prennent en main leur propre développement à travers une démarche d’autopromotion facilitée par un accompagnement de proximité et des renforcements de capacités en adéquation avec leurs intentions.

Bien que des initiatives soutenues par Développement et Paix – Caritas Canada couvrent la quasi-totalité du territoire, notre programme se concentre particulièrement sur la région centrale de l’ile d’Ouest (Maintirano) en Est (Toamasina) couvrant les régions de Melaky, Bongolava, Analamanga, Atsinanana et Alaotra-Mangoro. L’extrême vulnérabilité, l’enclavement de la population, le peu d’attention de certains organismes ou encore les enjeux programmatiques ont motivé cette concentration géographique.

L’autonomie des acteurs est au cœur de notre programmation et s’articule autour de deux grands axes complémentaires :

  1. La gouvernance des ressources naturelles en vue d’un contrôle accru par les populations locales des ressources de leur environnement et leur permettre de bénéficier d’une sécurité alimentaire, monétaire, foncière et climatique.
  2. Le renforcement du pouvoir citoyen et de la participation citoyenne dans tous les espaces de décisions formels et informels relatifs à la gouvernance des ressources naturelles, de l’environnement et de la vie publique.

Depuis 2017, Développement et Paix bénéficie du soutien du Programme de coopération climatique internationale (PCCI) du gouvernement du Québec pour soutenir les communautés locales à s’adapter aux changements climatiques.

La situation

La grande île compte plus de 20 millions d’habitants. Huit personnes sur dix vivent avec moins d’un dollar par jour alors que le pays dispose d’importantes ressources naturelles (saphir, bois de rose, nickel, cobalt, pétrole, etc.).

Des élections libres et transparentes se sont tenues en 2013, après une grave crise qui perdurait depuis 2009 et qui s’est dramatiquement répercutée sur les conditions de vie de l’immense majorité de la population. Aussitôt arrivé au pouvoir, le président de transition, Andry Rajoelina a lancé des appels aux investisseurs étrangers pour la relance de l’économie du pays, appels dirigés en premier lieu aux compagnies minières et pétrolières qui ont depuis repris des activités de prospection.

En 2014, le pays a retrouvé une stabilité institutionnelle grâce à l’élection d’Hery Rajaonarimampianina, ex-ministre des Finances de l’ancien pouvoir de transition. Malgré une économie faible et un taux de chômage très élevé, l’agriculture demeure le secteur clé de l’économie malgache et fait vivre plus de 70% de la population.