Notre programme

Établi aux Philippines depuis plusieurs années, Développement et Paix y mène un programme de développement communautaire axé sur la réforme agraire, l’agriculture et l’accès aux ressources pour les communautés démunies de zones urbaines et rurales.

Le 8 novembre 2013, les Philippines ont été frappées par le typhon le plus puissant de leur histoire : le super typhon Haiyan.  À travers la mise en œuvre de son programme de reconstruction, Développement et Paix tente de venir en aide aux communautés en reconstruisant en mieux. S’appuyant sur l’expertise des partenaires locaux avec lesquels il met en œuvre son programme de développement communautaire, Développement et Paix a élaboré une stratégie qui s’attaque aux causes profondes de la vulnérabilité des populations lors de catastrophes naturelles : la pauvreté, les inégalités socio-économiques et l’état général d’impuissance des communautés les plus pauvres et les plus marginalisées.

Le programme comporte quatre grands volets :

  • Aide humanitaire
  • Réhabilitation et reconstruction
  • Village du pape François
  • Fonds de plaidoyer

« C’est une telle bénédiction de Dieu d’avoir mon propre bateau. Ce que je donne de mes prises est si peu par rapport à ce que nous avons reçu. » Rodel Doble, un pêcheur ayant reçu l’aide de Développement et Paix et de Caritas Philippines-NASSA après le passage du super-typhon Haiyan.

Ce programme reconnaît l’importance fondamentale de la responsabilité envers les populations touchées et de leur participation, de manière démocratique, au processus de reconstruction. Il transforme également la générosité et la solidarité des Canadiennes et des Canadiens en une contribution durable, favorisant le renforcement de communautés plus fortes et de meilleures conditions de vie pour les personnes les plus affectées par cette catastrophe. 

La situation

Les Philippines ont une population de près de 100 millions d’habitants. Une grande partie de la population vit dans la pauvreté et se voit privée d’accès aux services de base, un phénomène causé par des décennies de mauvaise gouvernance. En outre, la corruption empêche le pays de se développer pour satisfaire les besoins de tous.

Disposant d’importantes richesses minérales, le pays a adopté un projet de loi minier en 1995 qui a ouvert la voie aux investisseurs étrangers et causé la prolifération de mines à ciel ouvert. Cependant, en plus de nuire à l’environnement, ce développement minier a rapporté peu aux populations locales, dont un fort pourcentage est constitué de communautés autochtones. 

Par ailleurs, bien que la majorité des habitants vivent de l’agriculture de subsistance, les terres appartiennent à une poignée de propriétaires. Malgré diverses tentatives pour remédier à cette inégalité, le processus s’avère long et ne fournit pas toujours le soutien nécessaire pour permettre aux petits agriculteurs et agricultrices d’accéder à la terre ou de rentabiliser leurs cultures.

Outre ces multiples problèmes socio-économiques, les Philippines sont vulnérables aux catastrophes naturelles, tels les tremblements de terre ou les typhons, dont les effets sont exacerbés par la pauvreté et la dégradation environnementale. De plus, ces dernières années, la force et la fréquence des tempêtes se sont intensifiées en raison des changements climatiques.

Le 8 novembre 2013, les Philippines ont vécu la pire catastrophe naturelle de leur histoire lorsque le typhon Haiyan (connu localement sous le nom de Yolanda) a dévasté le centre du pays. La tempête, dont les vents soufflaient jusqu’à 328 km/h, a touché la terre à six reprises, détruisant presque tout sur son passage. Selon les Nations Unies, 14 millions de personnes ont été touchées par la catastrophe, dont 4 millions de personnes déplacées. Les îles de Leyte et de Samar ont été les plus durement touchées, tandis que l’ensemble de la région des Visayas a subi des dommages sévères.