Mary Ann FR

Mary Ann

« Je ne pouvais plus voir ma maison. Lorsque nous y sommes retournés, il y avait de l’eau partout. Il ne restait pas une seule maison debout. Aujourd’hui nous vivons sous une tente faite avec des bâches et du plastique. Il fait très chaud et il y a beaucoup d’insectes, surtout des rats. L’eau rentre aussi. Il fait tellement chaud, on se sent comme du pain dans un four. On ne peut pas rester à l’intérieur longtemps, sinon on cuit. Nous n’avions aucune idée où obtenir de l’aide ni à qui la demander.  »

  

Bâtir la résilience face aux changements climatiques

Aujourd’hui, les changements climatiques sont l’une des principales causes de la migration forcée dans le monde. Selon certaines estimations, la rareté de l’eau, la perte de récoltes et la hausse du niveau des mers pourraient entraîner le déplacement forcé de 143 millions de personnes d’ici 2050.

Les communautés côtières défavorisées de la ville de Tacloban aux Philippines ne connaissent que trop bien cette réalité. En 2013, elles ont subi la fureur du super typhon Haiyan, dont les vents de 300 km/h ont engendré une onde de tempête qui a balayé des communautés entières et forcé le déplacement de 4 millions de personnes.

Certaines d’entre elles ont migré vers d’autres régions, mais d’autres ont dû vivre dans des tentes ou des abris de fortune construits avec des matériaux trouvés ici et là. Des communautés vivant de la pêche ont quant à elles été confrontées à de nouveaux règlements gouvernementaux leur interdisant de reconstruire le long de la côte. Dépouillés de leurs maisons et de leur gagne-pain, les survivantes et survivants du typhon n’avaient que peu d’espoir pour l’avenir. 

Le travail de nos partenaires

Développement et Paix et ses partenaires locaux, Urban Poor Associates (UPA), NASSA-Caritas Philippines, l’archidiocèse de Palo et la congrégation des Rédemptoristes, étaient déterminés à briser le cycle de pauvreté qui a rendu ces communautés vulnérables dès le départ. Ils ont donc formé un consortium et acheté un terrain dans le but d’y établir un site permanent de réinstallation où serait construit, grâce à la participation pleine et entière des communautés, un nouveau village.

Le documentaire Après la tempête : Construire le village du pape François nous permet de suivre la démarche inspirante de ces communautés qui se bâtissent un avenir où elles n’auront plus à vivre sous la menace d’avoir à fuir leurs maisons.

Découvrez toutes nos ressources et visionnez le documentaire. 

2,500 familles ont reçu des matériaux de construction et des articles pour la maison.

24,300 ménages ont reçu de l’aide alimentaire.

55,000 ménages ont reçu des articles non alimentaires et des trousses d’hygiène.

20,000 ménages ont reçu de l’aide pour se loger.